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Contentieux administratif

Cass. Civ., 1ère, 3 février 2010, n° 08-21433

Attendu que le moyen fait grief à l’arrêt attaqué (Rennes, 9 octobre 2008), d’avoir annulé l’assignation délivrée en première instance au nom de la commune et d’avoir déclaré nulles toutes les demandes formées en son nom, alors, selon le moyen que de par sa nature même, l’action en référé, qui ne peut être intentée qu’en cas d’urgence et ne préjudicie pas au principal, doit pouvoir être introduite par le maire de la commune sans l’autorisation du conseil municipal, nonobstant les dispositions de l’article L. 2122 du code général des collectivités territoriales ; qu’en décidant le contraire, la cour d’appel a violé les articles 117 du code de procédure civile, L. 2122-21 et L. 2122-22 du code général des collectivités territoriales ;

Mais attendu que s’il résulte de la nature même de l’action en référé qui ne permet que de prendre des mesures provisoires, qu’elle doit pouvoir être introduite par le maire de la commune sans autorisation préalable du conseil municipal, c’est sous réserve de la production ultérieure d’une délibération régularisant son acte ; que, s’agissant d’une demande d’expertise et de provision, la cour d’appel, qui a constaté qu’aucune régularisation n’était intervenue, a, par ce seul motif, légalement justifié sa décision ;

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